Colloque Petite Enfance

26 nov 2013

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Les Francas, dans le but de toujours améliorer leur politique éducative, notamment sur les Accueils de Loisirs, organisent un colloque Petite Enfance.

 

Renseignements et inscriptions
Francas de Picardie
formation.francas@wanadoo.fr
Tél : 03.44.15.56.96

Les Projets Educatifs Locaux, pour une éducation partagée

20 nov 2012

L’ANDEV, les CEMEA, la FCPE, Les Francas, la Ligue de l’enseignement et le réseau des villes Educatrices se félicitent de la perspective de voir inscrire dans la loi d’orientation et de programmation pour l’École les projets éducatifs locaux (PEL). La reconnaissance de cette démarche locale de mobilisation et de mise en cohérence de l’ensemble des acteurs et des ressources éducatives des territoires correspond, en effet, à une proposition portée depuis déjà deux ans par les organisations signataires de l’Appel de Bobigny, dont nous faisons partie.

Comme le propose le rapport de la concertation sur la refondation de l’Ecole de la République, l’inscription des PEL dans la loi impliquera sans doute la définition d’un cahier des charges national permettant d’assurer la cohérence des pratiques sur les différents territoires.

Pour lire le communiqué de presse dans son intégralité, vous pouvez le télécharger : CP PEL.pdf

Andev, Association Nationale des Directeurs de l'Education des Villes de France
  Réseau Français des Villes Éducatrices - Les Villes Educatrices ont pour objectifs communs, la réalisation de projets et d’activités destinés à améliorer la qualité de la vie de leurs habitants

 

 

Le Projet Educatif Local : Un outil structurant

14 nov 2012

La mise en place d’une stratégie collective ne relève pas d’une utopie politique. Chaque acteur travaillant sur le terrain le fait correctement, dans son pré carré : il n’y a pas de remise en cause de la qualité des services proposés aux enfants, aux jeunes et aux familles. Il est cependant impératif de donner un cadre, des repères, une ligne directrice, un but, une finalité aux intervenants. Il est primordial de modifier les mentalités, de redonner un sens au travail en concertation en appliquant le principe de co-éducation. Par ce terme, il faut entendre que chaque éducateur soit reconnu dans sa spécificité, dans l’intérêt commun.

La co-éducation, c’est la reconnaissance mutuelle des complémentarités entre les acteurs en responsabilité des enfants, qu’ils soient enseignants ou professionnels de l’Education Nationale (infirmiers, médecins, psychologues, assistantes sociales, conseillers pédagogiques, aide éducateurs…), qu’ils soient éducateurs extérieurs (travailleurs sociaux, animateurs, « intervenants » divers) ou encore – et bien sûr – parents. Cette reconnaissance doit l’être aussi par les institutions et les organismes locaux (Caisse d’Allocations Familiales, les élus, les employés municipaux, les représentants des services de l’État et les associations œuvrant dans le domaine de la jeunesse).

Le Projet Educatif Local est une réponse aux besoins de transversalité des actions engagées, de concertation entre les acteurs locaux, de recherche de complémentarité et de sens pour l’action éducative à l’œuvre sur le territoire. Ce n’est pas un dispositif subsidiaire dans le paysage éducatif national venant imposer ses vues et ses objectifs. Il doit être « l’essence même » des projets et des dispositifs existants sur les territoires concernés. Les dispositifs ne sont que des outils utiles à la mise en œuvre et au développement d’un PEL.

Il concrétise des temps de réflexion et d’échanges entre tous les partenaires de l’éducation que sont l’école, la famille et les institutions du temps libre. Le défi à relever n’est pas de le faire vivre, mais de le vivre ensemble. Le projet éducatif dépasse les clivages individuels, pour se mettre au service de la collectivité. Il prend en compte à la fois la dynamique des acteurs locaux, l’environnement social, les aspirations de tous et le contexte de la ville dans toutes ces spécificités.

Il s’inscrit plus largement dans une logique de développement territorial. Il doit permettre dans le même temps que s’engage un travail de réflexion et de prospective, d’adapter les propositions d’actions aux réalités des territoires de vie des enfants et des jeunes. Pour cela, un travail concomitant d’évaluation doit être engagé pour faciliter le pilotage des projets.

Point de départ des projets jeunesse, le Projet Educatif Local ne doit pas être le simple reflet d’un travail d’élus, de chargés de missions ou de techniciens. Il doit s’empreindre de la spécificité du territoire. Son appropriation par les acteurs locaux oblige à instaurer des instances de réflexion où seront représentés tous les partenaires de l’éducation. Les trois pôles ou partenaires de l’éducation que sont la famille, l’école et les institutions du temps libre ne sont pas antinomiques mais, au contraire, complémentaires. Loin des stigmatisations contextuelles, il semble que le risque est grand de laisser des partenaires agissant seuls prendre le dessus sur le besoin de mutualisation des moyens et des compétences.

 Des objectifs à définir 

L’évolution des rythmes scolaires va entrainer un changement des pratiques éducatives sur le territoire à long terme. Les difficultés rencontrées sont nombreuses. Nombre de professionnels, ne trouvant pas de solutions, baissent les bras. Les indicateurs sociaux sont dans le rouge. Si l’on superpose les cartes des revenus et du décrochage, il existe un parallèle. En France, l’école de la république a toujours été un ascenseur social. Si, dans les années 70, un fils d’ouvrier avait la possibilité de devenir ingénieur, aujourd’hui le système ne le permet plus. Nous nous situons parmi les pays qui amplifient le plus les écarts scolaires entre élèves socialement favorisés et défavorisés. Le Projet Educatif Global devra être ambitieux.